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Ma vie Santé

100 jours de sobriété : ce que j’ai appris

Aujourd’hui je fête mes 100 jours de sobriété. 100 jours sans boire une goutte d’alcool (bon sauf à une soirée où j’ai trempé mes lèvres dans un granité avant de réaliser que c’était alcoolisé, franchement, qui ose piéger un granité de la sorte ?).

On vit dans un pays où socialement, boire de l’alcool est accepté, voir encouragé. J’ai toujours trouvé ça un peu étrange. Mais bon, je suis pas là pour vous expliquer les conséquences de la consommation d’alcool, je pense que vous êtes grand·e·s et éduqué·e·s, simplement, j’ai trouvé très enrichissant le fait de me diriger de manière consciente vers une vie sans alcool et j’ai voulu vous faire un retour d’expérience sur cette nouvelle aventure.

Il y a de bons côtés et des moins bons. C’est une décision à murir, un projet d’ampleur. Mais ça en vaut la peine, je vous explique pourquoi…

1. Je ne me réveille plus avec la gueule de bois

C’est de loin, la meilleure partie. Je ne me réveille plus en me demandant ce que je suis en train de faire ma vie ou de regretter un truc que j’ai pu faire ou dire. Je ne bousille plus mes week-ends à trop dormir et je ne suis plus jamais malade d’avoir trop bu.

N’ayant jamais été très forte avec les demi-mesures, c’est bien plus simple pour moi d’être 100% « abstinente », et j’ai l’impression de ne plus gâcher mon potentiel et mes efforts en picolant.

2. Je suis en pleine conscience

Ne plus boire m’a fait réaliser que j’utilisais souvent les boissons alcoolisées soit pour me déstresser après une journée de merde soit pour éviter d’expérimenter une certaine anxiété sociale en soirée.

Alors forcément, maintenant quand je passe une journée bien naze, je n’ai plus de stratagème pour masquer la douleur. Et quand je suis dans une soirée bien naze, et bien je rentre chez moi à 21h pour aller chiller devant Netflix.

Je n’ai plus de filtre pour masquer la réalité des choses. Je n’ai plus de lubrifiant social qui me rende plus agréable en soirée. Je suis moi, tout le temps, sans filtre, et les gens m’apprécient pareil (enfin je crois).

3. J’ai compris qui j’étais

Je n’accepte plus de perdre mon temps. C’est une expérience très « empowering », que celle d’arrêter de boire. Pour moi, cette toute jeune sobriété c’est un premier pas vers la personne que j’ai envie de devenir.

Tim Ferriss a une règle que j’aime beaucoup :  « If you haven’t seen someone for 24 hours,don’t assume you know who they are anymore », qui pourrait se traduire par : « si tu n’as pas vu une personne depuis 24 heures, ne pense pas connaître qui elle est aujourd’hui. »

Je sais que j’ai changé, et qu’il me reste encore du chemin à parcourir avant d’être la personne que je veux devenir. Mais en tout cas, j’en prends le chemin.

Si vous en avez marre de vous réveiller avec un vilain mal de crâne, de faire honte à vos potes en soirée ou juste savoir si vous en êtes capables, voici un récapitulatif des trucs qui m’ont aidé ces 3 derniers mois.

Les choses qui m’ont aidé à devenir sobre : 

  • Prévenir la terre entière que je ne buvais plus d’alcool
  • Le répéter autant de fois que nécessaire en soirée
  • Avoir quelqu’un avec qui en parler (merci Norberto)
  • Me rappeler que c’était MON choix et que je pouvais en être fière
  • Ramener des boissons sans alcool que j’aime bien en soirée (du kombucha par exemple)
  • La bière sans alcool de chez Heinekein
  • Les livres de Gabby Bernstein
  • Le livre de Cat Marnell « How to Murder Your Life »
  • L’application Streaks sur mon iPhone
  • Savoir que c’est un process avec ses hauts et ses bas et l’accepter
  • Apprendre à me pardonner

Et bien sûr, avoir des amis et une famille bienveillants face à ma démarche. Sans leur soutien, tout aurait été bien plus compliqué.


Si vous rencontrez vous-même un problème d’addiction, sachez que de nombreux hôpitaux ont des services d’addictologie, que vous pouvez aussi trouver des médecins addictologues ou encore trouver une réunion AA proche de chez vous.

Enfin si vous avez besoin d’en parler, n’hésitez pas à m’envoyer un email, je n’ai qu’une toute petite expérience sur le sujet, mais je serai heureuse de la partager.

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  • Alexandre Delmarre

    Salut, tout d’abord, sache que j’aime beaucoup ton blog et que je suis de tout cœur avec toi.

    Moi, j’en suis a bientôt 2 ans sans alcool (même si je ne pensait pas avoir de problème d’addiction). J’ai voulu tenter l’experience et ce que j’ai trouvé le plus compliqué, c’est la pression sociale. « Pourquoi est ce que tu n’en bois pas? C’est quoi cette nouvelle mode? Allez!!! Juste un verre, pour me faire plaisir… Tu doit sacrément t’emmerder toi… »

    Du coup, lorsqu’on me pose la question maintenant, je réponds : «j’avais un vrai problème avec l’alcool. Tu te rends compte, il m’arrivait parfois de boire plus de deux verres dans la soirée. Et puis je voulais aussi voir si j’en avais besoin. Et toi? » c’est juste parfois magique de regarder la réaction sur m’en visage des autres.

    Et puis il y a aussi plein de points positifs comme tu le dis. Plus de gueule de bois, plus de problème pour savoir qui conduis, plus de ventre gonflé le lendemain matin…

    Bon courage pour la suite!!! Et vive la heineken sans alcool!!!

  • Ahah j’adore ta technique !

    Merci pour ton message, ça me fait plaisir de savoir qu’on est plusieurs dans le même bateau-sobre, et qu’on se confronte parfois à une certaine incompréhension.
    Après j’ai jamais compris qu’on nous demande de boire/manger un truc dont on a pas envie pour « faire plaisir », ça doit venir d’une éducation un peu cheloue.

  • Oh la, que ton article me parle. Pendant longtemps, j’étais toujours la seule à commander des boissons sans alcool dans des soirées et on m’a toujours regardée un peu de travers, comme si j’avais « encore » trouvé un moyen d’embêter le monde (je suis végane, alors ça va bien merci, les caprices) avec les remarques bien reloues habituelles du « han mais tu sais pas t’amuser, oh la la » ou bien « MAIS ALLEZ UN PETIT VERRE QUOI ».
    Ben non, je considère que je peux m’amuser sans boire et que je n’ai pas BESOIN d’alcool pour passer une bonne soirée.
    Aujourd’hui, je bois parfois – quand j’en ai envie, mais jamais « parce que ce serait bien vu de boire un verre à cette soirée » et… j’ai aussi un peu changé de cercle d’amis. Ceux qui étaient incapables de passer une soirée sans être bourrés avant minuit ont un peu disparu de mes fréquentations, je crois.

    Merci en tous cas d’en parler !

  • Ahah mais je comprends tellement pas l’insistance des gens ! Qu’est-ce que ça peut leur faire qu’on boive (ou non) de l’alcool ? C’est fou quand même 🙂

  • Teresa Lopes Ramos

    Bonjour,
    Bravo, de ces 100 jours, 1 jours à la fois, 24H à la fois, quel merveilleux programme..
    Quelle belle prise de conscience….
    Cela a fait en juin 22 ans et depuis ce jour là ma vie à changer….
    Evidement cela n’a pas été rose tout les jours, le travail sur soi, les reunions des AA mon parain et ma volonté de reprendre ma vie en main.. Quel bonheur….
    En vous lisant que vous dis BRAVO et je me dis bravo… Continuez vous avez tellement de belles choses à découvrir

  • Emma Stermind

    Coucou Camille!
    Moi non plus, je ne bois plus (pour bébé) et si tu aimes la Heineken sans alcool, je te recommande la 1664 sans alcool. Encore meilleure (enfin, d’après moi hein!). Bisous

  • C’est le plus compliqué ! Je n’ai jamais été un gros buveur d’alcool mais depuis 5 ans, je n’ai plus bu un goutte d’alcool (je n’ai jamais vraiment aimé ça donc honnêtement, je n’ai pas du me forcer) et pourtant la pression social est dingue !

    Si j’avais reçu 1€ à chaque fois que j’ai entendu « Ooh ça va, c’est pas pour une bière », je siroterais des Daikiri sans alcool dans ma villa à Bali 🙂

    Félicitations pour ton année.

  • Cécile Espinasse

    Merci Camille pour cet article ! Je n’ai jamais été une grosse buveuse mais je viens de terminer 1 mois sans une goutte d’alcool et ça m’a fait énormément réfléchir sur les véritables raisons pour lesquelles je buvais!

  • Bravooo !! Moi je bois très peu d’alcool malgré un passé de grosse fêtarde j’ai aussi voulu calmer le jeu… par contre je ne suis pas tout à fait d’accord lorsque tu dis « On vit dans un pays où socialement, boire de l’alcool est accepté, voir encouragé. » Tu te prends encore beaucoup beaucoup de réflexions comme si tu étais le rabat joie de service quand tu ne bois pas une goutte… et pourtant ça n’empêche ni de profiter ni de faire la fête.

  • Merci pour l’image du Daikiri sans alcool à Bali, je la garde précieusement pour toutes les fois où je vais refuser des verres en soirée !

  • Félicitations copine ! C’est génial ! Je vais goûter la 1664 du coup pour fêter ça 😉

  • Bravo pour ton mois sans alcool, je le faisais souvent en février et franchement ça fait trop de bien ! Des bises 🙂

  • Ahaha pareil, je faisais pas mal la fête et maintenant j’ai l’impression d’être la pire des rabats-joies dans les yeux des gens 😀

  • Julie Rouchon

    Bravo pour cette belle réussite ! C’est courageux ! Personnellement je ne bois pas par goût (je n’aime pas la plupart des alcools ! ^^) et je sais que socialement ce n’est pas toujours facile. Au lycée, à la fac, en école de commerce : « mais pourquoi tu ne bois pas ? c’est pour des raisons de santé ? » ou encore quand je disais que je n’aimais pas ça « oh tu sais c’est comme tout, on s’habitue ». Eh oui, c’est tellement normal de boire et de se prendre des cuites qu’on me conseillait de m’habituer à boire même si je n’aimais pas pour pouvoir m’amuser et faire comme tout le monde…Et puis un jour j’ai même eu un serveur au resto qui m’a fait un commentaire quand j’ai commandé un soft « ah ouai vous êtes pas fun vous! » INCROYABLE ! Bref tout ça pour dire que c’est malheur qu’en France il y ait cette culture de l’alcool. Oui on peut ne pas boire d’alcool et être quelqu’un de normal et de fun ^^ Bizarrement plus on vieillit et moins la pression est importante alors ce n’en sera que plus facile au fur et à mesure ! Bonne continuation sur ton chemin !

  • Emma Stermind

    Merci et à ta santé alors! xx

  • Nousse

    Hello Camille! Je trouve ca top! Ca me tente aussi et peu importe si les fêtes de fin d années arrivent..le plus difficile sera chez mes parents pour le novel an..la dernière fois on a passé une semaine chez eux, on a bu le premier soir et mes parents font vraiment du forcing…le lendenain grosse gueule de bois…je décide de ne pas boire tout le reste du séjour. J y arrive malgré le forcing de mes parents.. ils ont bu toute la semaine, tous les soirs… mes frères sont pareil, pas envie de finir comme eux..du coup je ferai ma rabat joie du nouvel an…je suis déjà végétarienne et j ai beaucoip de réflexions, jsuis plus à ca près..en tout cas merci car ton mesage arrive pile quand je me posais la question d arrêter totalement

  • Snapchat Queen

    J’ai tenté un Sober November qui s’est soldé par un echec cuisant et un forfait à la moitié du mois. Ca venait d’une volonté d’observer les conséquences de l’alcool sur mon sommeil (mauvaises, sans surprise) et mes performances sportives/ma sèche en cours (pas top, sans surprise), mais au final ça m’apportait plus de tracas. Au début ça m’a bien fait chier de ne âs en être « capable », puis je me suis rappelé que en 1 an j’avais quasiment 100% arrêté de prendre des cuites, que je ne buvais plus que du vin rouge parce que ça me faisait 100% plaisir, et que j’avais divisé ma consommation de beaucoup et qu’au final j’étais heureuse dans cet équilibre pour l’instant, et que ça avait déjà été un gros travail de cesser de binger pour binger, ou de se mettre des races qui nécessitent 2J d’alitement pour s’en remettre. En fait j’ai réalisé que j’avais déjà cessé de boire de l’alcool pour les mauvaises raisons, et que ce travail étant fait, me forcer à arrêter pour arrêter me faisait plus de « mal » qu’autre chose.
    Pour l’ancedote, j’ai pris ma première (mini-)cuite depuis un bail vendredi en buvant du gin. Eh bah je suis pas prête de recommencer ! La gueule de bois qui en découle n’en vaut jamais la peine.
    Je pense ne jamais en arriver au point d’arrêter à 100%, mais qui sait ? 😉
    Merci pour to nretour d’expérience en tout cas Camille, la bisette 🙂

  • Merci Julie ! C’est vrai que c’est assez incroyable comme en France on considère la consommation d’alcool comme uniquement « fun », alors que l’alcoolisme est une vraie maladie.
    En tout cas ton témoignage sur la pression que l’on ressent me rassure, j’espère que je la vivrais de mieux en mieux au fur et à mesure des années 😉

  • Salut Nousse ! C’est marrant ta remarque sur le végétarisme, car je trouve que les remarques que l’on reçoit sont très proches. Comme si ça renvoyait les gens à leur propre consommation de viande ou d’alcool et qu’il faille qu’ils se justifient en t’encourageant à faire pareil. Bon courage pour l’arrêt de l’alcool des bises.

  • Je comprends tout à fait ! J’avais beaucoup en cours d’année aussi, puis j’ai pris une vraie cuite qui m’a calmé pendant 2 mois, quand j’ai repris un verre, je me suis rendue compte que je n’en avais plus envie/besoin comme avant, d’où ma décision d’arrêter. En tout cas se questionner sur le sujet, c’est déjà très sain ! Des bises ma belle !

  • ELeonore B

    Bonjour Camille, tu avais déjà réalisé cette expérience il me semble. Bravo pour ta réussite dans ton projet.
    Pareil, plus d’alcool (pareil pour la demi-mesure: je ne savais pas faire). Alors là d’emblée je dis que je ne bois plus d’alcool (ni de café-d’ailleurs qu’est ce que je dors mieux depuis, je n’imaginais pas l’impact que ça pouvait avoir sur le sommeil, je pensais que ça ne faisais rien, et en arrêtant c’est un truc de dingue (le café): j’ai décidé d’arrêter les trucs inutiles en fait (une partie des trucs inutiles, pas totalement ascète non plus).

    Oui en France, la culture de l’alcool c’est très impressionnant: en soirée, c’est comme si c’était obligatoire, pas de fête sans alcool, après le sport (or la bière n’a jamais aidé à la récup-ce cliché m’agace avant tout: comme une justification à prendre une bière, etc…) Mais autour de moi, aucune remarque : je suis un peu plus vieille, j’ai une famille plutôt sobre donc ça aide, et pas mal de cancers dans la famille donc on se dirige tous vers un mode de vie sain: sport°+++, pas d’alcool, bio…

    Bonne poursuite, mais ne t’empêche pas de goûter un super bon cru de temps à autre, ça vaut parfois le coup.

    Ton blog qui est très intéressant et inspirant, poursuis !