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Développement personnel

Tournez-vous En Rond ?

J’ai récemment réalisé que dans mon entourage, il y avait celles & ceux qui tournaient en rond et d’autres qui au contraire, avancent à une vitesse fulgurante. Vous connaissez probablement vous aussi ces deux types de personnes…

Celles qui sont coincées dans des schémas qu’elles produisent et reproduisent, sans jamais trouver de sortie. Des souris dans un labyrinthe. Et à l’inverse, celles qui se réinventent constamment et dont vous admirez la trajectoire parfois peu linéaire. Je les appelle des étoiles filantes.

Mes souris à moi m’expliquent tous les 6 mois leur projet : lancer leur blog, faire un grand voyage, changer de carrière ou se faire un grand triathlon. Je note une constante : ce sont souvent des projets de grande ampleur, qui demandent beaucoup de temps, d’énergie et de connaissances. Souvent, mes souris cherchent à impressionner les autres, au détriment de leurs propres capacités ou de leurs moyens.

Je constate alors 3 phases dans leur cheminement :

  1. L’excitation : C’est l’idée d’accomplir le projet qui donne des papillons dans le ventre. Ils/elles se projettent déjà dans l’après. Quand tout sera accompli, et qu’ils rencontreront le succès, qu’ils auront une carrière digne d’une conférence TED ou qu’ils seront devenus  des aventuriers de l’extrême. Ils voient déjà les like pleuvoir sur leur compte Instagram.
  2. La rencontre d’obstacles : C’est le moment où l’idéal se confronte à la réalité et à ses obstacles. Le prix du voyage, le climat, la complexité de créer sa propre entreprise sont autant de freins auxquels mes souris ne s’étaient jamais encore confrontés, vu qu’ils n’avaient pas du tout envisagé le chemin, simplement sa finalité.
  3. Le découragement : Qui débute par la recherche d’excuses puis se termine par le retour dans leur zone de confort. Ce n’est pas le bon moment, le créneau pour leur business a déjà été pris ou encore ils se mettront au sport l’an prochain. Ils abandonnent. Et immuablement ce schéma se perpétue au fil des mois, voir des années.  

À l’inverse, le processus de mes étoiles filantes est très différent. Il va sans dire que ce sont des personnes qui, sans réussir tout ce qu’elles entreprennent, ont le mérite d’accomplir leurs projets. Voici ce que j’ai observé chez elles :

  1. « Think Big » : Elles pensent en grand. Pas en énorme, juste assez grand pour que le projet en vaille la chandelle, tout en restant réaliste quant à leurs capacités.
  2. « Start Small » : Elles débutent leurs projets en douceur. Je me souviens du moment où j’ai vu les premiers plans de PEONIES, des maquettes d’album de ma meilleure amie ou des premières vidéos de Poulpe. Rome ne s’est pas bâtie en un jour, en revanche je les ai toujours vus avancer et se battre. Simplement en mettant un pied devant l’autre et sans se laisser décourager, elles profitent de l’aventure tout au long du chemin.
  3. « Talk Less & Act More » : Mes étoiles filantes sont souvent des personnes assez superstitieuses et préfèrent bosser à fond avant de parler de leur projet. C’est tout l’inverse de mes souris.

Pour ma part j’essaie d’avancer à mon propre rythme, en m’entourant de gens qui m’inspirent et se donnent les moyens d’y arriver. Et en ce qui concerne mes souris, j’espère pouvoir les aider et moi-même les inspirer en leur donnant quelques conseils issus de mon expérience.

Et enfin, une petite citation pour les anglophones :

“The only thing standing in the way between you and your goal is the bullshit story you keep telling yourself as to why you can’t achieve it.”


Qu’en pensez-vous ? Plutôt souris ou étoile filante ? Peut-être que nous sommes tous un peu des deux ?

Commentaires

commentaires

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  • Etyrlin
    14 avril 2017 at 15 h 12 min

    Start small. Ca me parle ça. Un pas à la fois. Distance après distance. Une suite de petits changements réguliers qui font qu’au final, un grand changement se met en place. C’est la meilleure manière que j’ai trouvée pour procéder efficacement…

    • Camille
      18 avril 2017 at 14 h 12 min

      Yep c’est pareil pour moi ! Petit à petit 🙂

  • Alex
    14 avril 2017 at 16 h 09 min

    Je ne connais que trop bien ce symptôme de l’excitation du départ qui se termine par le découragement voire l’abandon.
    En ce moment je regarde régulièrement une vidéo de motivation des 6 lois du succès selon Schwarzenegger. Deux de ces lois sont: Have a clear goal and stay focus… Ca m’aide beaucoup 😉
    Ps: sa biographie mérite vraiment d’être lue. Au delà des muscles, ce mec a vraiment une vie très inspirante !!

    • Camille
      18 avril 2017 at 14 h 12 min

      Je vais checker ça merci Alex !

  • Camille
    18 avril 2017 at 14 h 12 min

    Merci pour ton partage Aurélie 🙂

  • Angie
    22 avril 2017 at 14 h 32 min

    Je crois que je suis une souris, parce que j’aime trop de choses et que du coup j’ai du mal à me concentrer sur un objectif clair et précis. C’est frustrant à vrai dire de ne pas savoir choisir !

    • Camille
      22 avril 2017 at 15 h 01 min

      Ahah j’ai ce problème aussi, je veux tout faire mais j’essaie de me calmer !

  • Florence Mauduit
    22 avril 2017 at 14 h 48 min

    Hello Camille

    C’est étonnant comme article, parce que dans mon entourage, et dans l’entourage de mon entourage 🙂
    Je vois pleins de gens hyper doués pour faire tel truc ou prendre telle décision, et pour d’autres choses… bon on préfère avoir affaire à d’autres personnes.
    J’aime bien ton blog, et lu pas mal d’articles, très sympas.

    Maintenant, ranger des personnalités dans de tels cases… Moi ça me donne envie de prendre la défense des « souris » en leur certifiant qu’il y a pleins « d’étoiles filantes » odieuses, totalitaires, irrespectueuses, opportunistes, qui bâclent leur travail. Et que malgré leur « incroyable » trajectoire de vie peuvent, elles aussi n’avoir rien de bien passionnant a nous raconter. Au moins, une souris : c’est doté d’un cerveau. Ce qui est un avantage dingue, par rapport à un gros caillou !

    Nous sommes tous trrèèèèsss complexes. C’est scientifique. Et avantagés, de base, par pleins de trucs : milieux social/pro, capacité physique, et j’en passe etc… certains peuvent exceller dans tel domaine parce que depuis tout petit, on a tout fait pour qu’il soit bon. Ce qui est une bonne chose.

    Si vraiment on a envie d’aider quelqu’un qui stagne, ce n’est pas très judicieux de sortir de tels articles. Qui peut en faire sourire plus d’un. Mais pour une personne qui fait franchement du sur place, lire de tels mots : à part la faire culpabiliser puissance 1000, franchement je ne vois pas.
    On manque souvent de pratiques, on a peur de l’échec, d’être jugé. Ce qui est normal, on a besoin de réfléchir, à des choses importantes, qui nous tiennent à coeur. De juger si l’effort en vaut la peine.

    Se mettre au boulot, prendre une décision, faire des sacrifices des fois (et là breaking news) : C’EST DUR. Voilà. On ne se le dit pas tout le temps, mais c’est bien de s’en rappeler. C’est comme ça pour tout le monde.
    L’injustice, c’est que pour certaines personnes c’est plus simple, et ce pour des milliards de raisons.

    Allez les souris ! Ne vous laissez pô faire !!! Et encore moins par des étoiles filantes qui prennent le temps de bien dissimuler, les échecs, les âneries de leur part, et autres grosses boulettes sous le tapis. Enfin certaines.
    J’ai une règle. Elle est bien, parce que, applicable à pleins de domaines. Ce sont les 3P : Pratique, pratique et pratique. Pour le coup je suis archi d’accord avec le « start small » ça permet de bien débuter un projet. De rester à un niveau qui nous convient. Puis de tenir surtout.

    Il m’est arrivé de stagner. Avec du recul, j’ai bien fait de rester imperméable à ce genre de discours, qui ont la fâcheuse tendance à faire culpabiliser, à nous faire idéaliser certaines situations. Et surtout, fait croire que la vie, ce qui nous entoure est ultra complexe, alors que nous, non… C’est archi simple (y a ceux qui réussissent et les losers à côté). Ce qui ne tient pas la route.

    Je n’ai pas l’habitude de commenter des billets, (du coup là j’ai écrit un pavé, je m’en excuse un peu)
    Ton article est intéressant, et c’est ton point de vue. Mais tout est simplifié à l’extrême. Certains propos sont faux. L’excitation : Tout le monde la ressent, à un certain degré. C’est un processus biologique. Encore une fois, il faut pratiquer un peu, pour savoir maitriser celle-ci. Personne ne sait maitriser de telles choses dès la naissance.

    J’espère pouvoir te relire bientôt, c’est un peu virulent comme message certes. En aucun cas je trouve cet article nul, loin de là. C’est juste que je suis triathlète aussi, fait quelques courses longues distance. Etre suis la première à encourager les autres qui souhaitent se lancer dans des défis un peu fou. Je trouve dommage de lire des articles aussi simplistes sur ton blog.

    • Camille
      22 avril 2017 at 15 h 01 min

      Salut Florence,

      Merci pour ton commentaire si long et si impliqué ! j’imagine que mon article a probablement touché une corde sensible et je suis désolée si tu l’as trouvé blessant ou simpliste, ce n’est bien évidemment pas l’idée.

      Je n’ai jamais dit qu’il y avait les loosers et les winners, et même en me relisant, je ne vois pas comment on peut comprendre ceci en le lisant. J’ai l’impression que la résonance de mon article va probablement au-delà de cet écrit pour toi. Je parle simplement de la capacité de certaines personnes qui mènent leurs projets à bien, tandis que d’autres n’ont pas encore acquis la bonne méthodologie. Il n’y a aucun jugement de valeur, et j’aime mes amis peu importe leur CV ou leurs projets.

      Enfin, si tu me lis, tu sais sans doute que j’ai moi-même connu de grands échecs dont je fais l’écho ici. Je mène des projets à bien, j’en plante aussi d’autres. Je n’ai pas de problème avec l’échec, j’ai plutôt tendance à l’embrasser. En revanche je pense que la plupart d’entre nous sommes moitié-souris, moitié-étoile. Et qu’on a besoin de bons exemples et de techniques éprouvées si on veut atteindre de grands buts 😉

      • Florence Mauduit
        22 avril 2017 at 15 h 58 min

        Disons que 2 types de personnes sont ouvertement classés dans ton articles. Ce que les 1ers ont tendance à faire ça et ça et l’autre catégorie a une sorte de comportement qui fait qu’ils réussissent. Et ça a tendance à simplifier, rabaisser la complexité (enfin ça méprise directement le vécu qu’on a pu avoir, la personnalité qu’on a, juste de base).
        Tu es la première à le dire, que t’aimerais bien pouvoir aider ces personnes. Et c’est super mais présenter le problème de cette façon. ça ne les aide en rien. Ils le savent déjà qu’ils stagnent, oui les principes sont biens mais c’est enfoncer une porte ouverte. On se doute déjà de leur existence. c’est très évasif.

        On a besoin d’exemples, bien sur : Tout seul on n’arrive à pas grand chose. Or là il n’y en a pas vraiment : je n’en sais rien comme Murakami dans son livre « autoportrait de l’auteur en coureur de fond » parce qu’il s’entrainait seul, il a enchainé les âneries lors de ses premières courses… son histoire est assez drôle pour le coup :).
        Un exemple qui m’inspire : la règle des 3P en est un. Et elle vient de mon frère, triathlete depuis 25ans. Il a fini 1er à un decaIronman en 2010, au Mexique. Ce n’est pas rien. Justement pour tout ce qui est de la méthodologie, il est le premier à le dire : faut trouver celle qui te convient. Malheureusement, celle des autres ne va pas forcément te convenir, voir pas du tout même. C’est du sur-mesure souvent. En bref faut bien se connaitre.

        Effectivement ça touche une corde sensible. Je bosse en presse depuis 2009. Beaucoup de mag féminins « modeux » les rouages du métiers, « pisser » de l’article, faire croire tel ou tel chose qui font terriblement plaisir aux lectrices… avec des collègues, crois-moi on les connait assez bien. Cela fait des années qu’on travaille l’info.
        Je trouve vraiment dommage, qu’un blog aussi cool que le tient, fini par écrire des articles aussi similaires que ceux présents dans cette presse (qui elle le fait juste, pour vendre du papier, annonceurs tout ça tout ça).
        Mais encore une fois j’imagine que c’est du boulot de le tenir.

        Les échecs on en a tous. J’en ai un gros : j’ai abandonné à l’Alpes d’Huez durant un triathlon. Pendant le vélo. Trop dur, la voiture balai m’a récupéré au lacet 14 en larmes… pas glorieux du tout. Mais genre pas du tout ! Et puis pas assez entrainée, en fait. Donc pas de quoi en pleurer pendant 300ans.

        Je te souhaite un bon Week end, et que ton blog prospère 🙂