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Comptes-rendu de courses Sport

Mon Paris Roubaix Challenge

Bon ce compte-rendu date un peu mais je reprends doucement le rythme du blog et c’était vraiment trop chouette pour ne pas vous en parler !

Quelques jours après avoir pris la décision de ne pas prendre le départ du marathon, j’ai reçu une proposition plutôt cool : celle de prendre le départ d’une des 3 cyclosportives du Paris-Roubaix Challenge qui ont lieu la veille de l’épreuve disputée par les professionnels du peloton.

Paris-Roubaix c’est quoi ?

Si vous n’y connaissez rien au vélo, je vous raconte vite fait : Le Paris-Roubaix est l’un des monuments du cyclisme. Créée en 1896, elle reliait alors Paris à Roubaix (maintenant le départ se fait à Compiègne). Appelée « L’Enfer du Nord » c’est une course cycliste qui inclut des secteurs pavés plus ou moins étroits,  qui secouent sacrément.

Petit intermède : si vous vous passionnez pour les classiques, n’hésitez pas à acheter Monuments, ils vous raconteront l’histoire du Paris-Roubaix beaucoup mieux que moi !

Les infos pratiques

Pour en revenir à ma course, comme je vous le disais plus haut, il existe 3 formats du Paris-Roubaix Challenge et j’ai choisi le dernier pour ma première cyclo :

  • 172 km
  • 145 km
  • 70 km

Les parcours sont disponibles ici si ça vous intéresse.

L’inscription n’est pas très chère si vous êtes habitué au prix des courses parisiennes. Le dossard coûte entre 20 et 55€ suivant le parcours que vous choisissez et le moment auquel vous le prenez, ils sont forcément moins chers si vous les prenez tôt.

Tous les types de vélos sont autorisés, sauf les vélos électriques et les vélos avec prolongateurs. On a vu notamment passer pas mal de gens en VTT et aussi un monsieur avec un vélo en bois qui avait l’air de morfler sévère.

L’épreuve n’est pas chronométrée, seuls quelques secteurs pavés le sont mais aucun classement n’est fait entre les participants.

La route n’est pas fermée à la circulation. Néanmoins le balisage était impeccable et les très nombreux bénévoles assurent une circulation hyper safe durant toute la course.

Enfin, j’y reviens dans mon expérience mais vraiment, c’est super sympa de faire la course en mode balade. J’ai trouvé le parcours vraiment accessible et les gens sont hyper sympas/bienveillants donc c’est une belle expérience !

Mon Paris-Roubaix Challenge

J’ai décidé de faire le Paris-Roubaix sur un coup de tête, histoire de limiter la déprime le jour du Marathon de Paris. J’ai donc booké un hôtel vite fait, prévenu Julien & ma copine Franziska qui bossaient sur place le jour même, envoyé un petit DM insta à Julia qui faisait également le challenge et surtout convaincu Syphaï de me suivre dans cette aventure.

C’est donc peu rassurée mais ravie de rejoindre des amis sur place que j’ai pris le train Hendaye-Paris le vendredi matin avant la course.

voyage train velo

Arrivée dans l’après-midi, je vais déposer mon vélo à l’hôtel, je le remonte rapidement et je rejoins ensuite ma meilleure amie qui se trouvait également à Lille à ce moment là. On dîne de sushis et on débriefe des derniers mois, puis je rentre à l’hôtel tôt. Sur le taxi du retour j’appelle même Norbert pour qu’il me rassure et me donne quelques conseils techniques.

Le lendemain j’émerge vers 7h, et je fonce prendre mon petit déjeuner. Mauvaise surprise : il fait très très froid. Je ne suis plus habituée au climat du nord, et je me félicite d’avoir emporté tout mon barda bien chaud. Après avoir avalé quelques bananes et quelques pains au chocolat, je fonce m’habiller : sous couche, jersey, veste, cuissard à bretelles, jambières, surchaussures, casquette… Je laisse le reste de mes affaires à la conciergerie de l’hôtel et je rejoins tranquillement le vélodrome de Roubaix pour rejoindre tout le monde et prendre le départ.

(Bon ok j’ai gardé ma doudoune jusqu’au vélodrome)

Je prends quelques cafés en discutant avec Franziska à la Mobile Clubhouse Rapha, retrouve Syphaï, Julien (son amoureux) et un de leurs amis ainsi que Filippo, membre du RCC Italie. Nous prendrons le départ tous ensemble. La grosse différence par rapport à la course à pied ou aux critériums c’est qu’il n’y a pas de SAS, pas de coup de feu, vous partez entre 8h et 11h, quand vous voulez et avec qui vous voulez. C’est tellement relaxant !

On imprime ensuite un rythme très tranquille autour de 20km/h et on avance tous ensemble en discutant et en se marrant. Le temps est magnifique, le parcours hyper plat, et il y a très peu de circulation.

Meufs ravies !

Les 40 premiers kilomètres se passent remarquablement bien car il n’y aucun secteur pavé. On finit par rejoindre le ravitaillement. On mange, on boit, on fait pipi et on repart pour les 30 derniers kilomètres et les 7 secteurs pavés que nous devrons traverser.

Premier secteurs, premières impressions : OMG CA SECOUE. Ce ne sont pas des petits pavés façon place du Louvre, mais de vrais gros pavés défoncés et des sillons de terre de chaque côté qui se creusent davantage au passage des cyclistes. J’ai bien écouté les conseils des copains : j’essaie de ne pas me crisper sur le guidon et de pédaler aussi vite que possible. J’ai du mal à garder mes fesses sur la selle donc j’alterne les positions pas très règlementaires pour avancer. J’en chie un peu mais je rigole bien.

Syphaï nous abandonne après le second secteur, la faute à une opération dentaire de la veille qui la fait souffrir. On est un peu déçus de l’abandonner mais on repart rapidement manger des pavés.

Arrive alors notre plus gros secteur pavé (2,1km) : le Carrefour de l’Arbre, sur lequel on se marrera bien et où j’alternerai pas mal pavés et bords de route. J’ai l’impression d’être hyper concentrée sur mon pilotage et j’essaie de ne pas penser à ce qu’il va se passer si je me vautre. Ca marche assez bien.

Je retrouve ma copine Caro Paulette à l’arrivée et on en profite pour discuter un peu et faire quelques photos avant que je reparte.

Crédit – Caro Paulette

Photo – Caro Paulette

Les kilomètres s’enchainent et je sens le coup de barre arriver autour du 60ème kilomètre, à force de me faire secouer sur les pavés. On est presque arrivés, je me colle dans la roue des garçons et j’avance sans trop forcer. Et nous voici déjà en train d’entrer dans le mythique vélodrome de Roubaix. À ce moment là, j’ai un immense sourire jusqu’aux oreilles et je suis comme une gosse.

Un beau parcours, une belle arrivée, que demander de plus ?

Sur Strava ça donne ça, avec une petite moyenne à 21km/h donc vraiment détente.

Et ma petite tête de contente à l’arrivée :

Donc pour résumer : une super cyclosportive très accessible sur le format 70km. Pour ma part, je me suis promis de retenter l’an prochain ou l’année suivante sur un des grands parcours !

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