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Développement personnel Santé

L’art de la pensée négative

J’adore les gens hyper optimistes et qui voient toujours le bon côté des choses. J’ai mis très longtemps à comprendre que le bonheur n’était pas un état permanent à atteindre mais plutôt un concept volatile, et depuis je pense que suis beaucoup plus heureuse.

Pourtant j’ai lu (et je lis encore) beaucoup de livres de self-help & des guides visant à me rendre encore plus motivée & plus productive.  C’est ma façon à moi de lutter contre les coups de déprime : prendre les choses en main et être dans l’action plutôt que dans la contemplation.

Je suis (comme beaucoup d’entre vous qui lisent ce blog) très orientée sur mes buts, ma réussite et je cherche à atteindre le succès dans tous les domaines. On va pas se mentir, c’est super fatiguant : on passe trop souvent d’un succès à l’autre sans prendre le temps de savourer sa victoire. L’échec est souvent pris comme une défaite cuisante, plutôt que comme une opportunité de se remettre en question. En résumé, c’est compliqué d’être capitaine positivité.

Bref, en commandant de nouveaux livres sur Amazon, je suis tombée sur The Antidote : Happiness for People Who Can’t Stand Positive Thinking que j’ai commandé immédiatement vu que je suis une « self-help junkie » à part entière.

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C’est un livre très drôle, super intéressant, qui se penche sur les travers de la pensée positive et qui se penche sur les différents courants de pensées qui s’y opposent.

Ce que j’ai retenu :

  • Il faut embrasser ses peurs :

Toujours envisager le pire scénario est une plutôt bonne idée : l’idée c’est de relativiser ! Aussi, faire ce qui nous terrifie est une excellente thérapie. Donc n’ayez pas peur de dire ce que vous voulez, de demander le numéro de téléphone de quelqu’un qui vous plaît, ou de chanter à voix haute dans la rue (si c’est votre truc) !

  • La pensée positive ne conduit pas toujours au succès : 

Et trop visualiser son propre succès peut même parfois conduire à l’échec.

  • Se focaliser sur ses buts plutôt que sur le cheminement est le chemin le plus rapide vers l’échec.

C’est vraiment le point du livre qui m’a marqué : l’auteur parle de la saison la plus meurtrière sur l’Everest en 1996. Plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort car elles ont choisi de continuer l’ascension malgré des conditions déplorables et cela parce qu’elles n’étaient plus qu’à quelques centaines de mètres du sommet.

Ces gens étaient pour la plupart des chefs d’entreprises & des traders très « goal oriented ». Pour eux, ce sommet était un challenge à rayer de leur liste, et ils étaient prêts à prendre d’énormes risques pour le faire.

Vous aurez saisi la comparaison : chercher à atteindre ses objectifs à n’importe quel prix est idiot. C’est choisir de porter des oeillères, et se mettre potentiellement en danger.

  • Être dans le moment c’est ne pas avoir de problèmes

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« Est-ce que tu as un problème, là, maintenant, tout de suite ? »

La réponse à cette question est très souvent « non ». Car la plupart de nos problèmes sont liés à notre passé ou à notre futur… Donc on reste calme & on se focalise sur le moment présent.

Et vous, vous pensez quoi de la pensée positive ? Et de la pensée négative ? Quels sont vos ouvrages préférés ?

Commentaires

commentaires

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  • paulined
    19 mars 2015 at 8 h 19 min

    en fin de compte ça me rappelle pas mal L’Alchimiste de Paulo Coelho !

    Et pour tout ce qui est pensée positive/négative. D’après moi, Il faut apprendre à se connaître et voir ce qui marche sur nous (je tiens un petit carnet sur mes découvertes, mes recherches depuis très longtemps dès que je suis plus down je relis certaines pages et ça m’aide quelque fois !)

    • Camille
      19 mars 2015 at 8 h 44 min

      Je l’ai jamais lu ! Faudrait que j’y mette 😉

      • paulined
        19 mars 2015 at 9 h 02 min

        Fais le vraiment ça se lit en une journée! que du symbolique mais je pense qu’il pourrait t’intéresser ! (je l’ai lu pour la première fois la semaine dernière mais Ringo l’a mangé je pourrais même pas te le passer)

        • Camille
          24 mars 2015 at 23 h 02 min

          Je vais l’acheter! (moi aussi ils mangent mes livres les ptits, je compatis)

  • Marine Battier
    19 mars 2015 at 8 h 51 min

    Pas facile de rester positif tout le temps! J’ai beau avoir mon carnet de gratitude, essayer de voir le positif dans tout, il y a des jours (comme aujourd’hui où j’ai pas envie de faire l’effort ahaha). Et je pense qu’il faut déculpabiliser de râler un peu 😉 Pour mieux se relever ensuite bien sûr!!
    Apparemment râler nous fait vivre plus longtemps: http://www.lessentiel.lu/fr/lifestyle/bien_etre/story/22980300
    Visualiser le chemin plutôt que le but, c’est intéressant! ça me fait penser à l’apprentissage du bonheur de Tal Ben Shahar 🙂

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 02 min

      Tu sais on dit « ce qui ne s’exprime pas s’imprime » donc je pense que râler c’est salvateur !

  • binnie
    19 mars 2015 at 8 h 59 min

    Hey mais moi aussi putain j’adore les gens hyper optimistes et qui voient toujours le bon côté des choses. Surtout quand ils décommandent pour l’apéro <3

  • binnie
    19 mars 2015 at 9 h 08 min

    Rien à voir mais hier ma personal trainer m’a dit «Bon, tu connais les burpees ?» et j’ai dit «Oui, j’ai une copine qui un jour a posté un diagramme de Venn où les burpees étaient l’intersection entre la patate vie et la patate mort — du coup j’ai été voir ce qu’était un burpee sur Youtube et j’ai ri.» Elle n’a pas ri, elle ne savait pas ce qu’était un diagramme de Venn, j’ai commencé à expliquer mais elle a dit «non mais c’est bon ta gueule ta gueule fais moi juste 5 burpees.» (j’ai beaucoup rigolé, surtout à partir du troisième.)

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 02 min

      J’ai bien ri. 😀

  • Ma fine bouche
    19 mars 2015 at 10 h 10 min

    Je ne sais plus que quel site ou blog, mais j’vais lu qu’il était également important de penser au chemin parcouru pour atteindre un quelconque but. À chaque fois que je fais cela, je découvre alors que le « chemin » fut parfois épique, désagréable, mais également inspirant et positif au final. Je suis toujours meilleure pour être positive et optimiste envers les gens qu’avec moi-même, mais je ne pense pas être la seule.

  • Emi
    19 mars 2015 at 11 h 29 min

    Excellent ! Je vais le dl dans mon iBooks. Merci.
    – « Se focaliser sur ses buts plutôt que sur le cheminement est le chemin le plus rapide vers l’échec » : C’est clair !!
    Le problème qu’on est trop focalisé sur son but et on est trop à mentaliser etc… on n’est pas assez concentré sur le chemin et on ne voit plus rien, on ne voit pas si on va nulle part.
    Moi j’applique beaucoup des concepts que j’ai appris en informatique et dans des livres pour les startups. Justement il faut être dans le présent, mesurer ce qui est en train d’arriver, mesurer les résultats (même les plus petits) pour pouvoir rapidement changer de direction si ça va pas. Dans la méthodologie de « The Lean Startup » (une sorte de bible des startups) on parle de la boucle « Build-Mesure-Learn ». Je pense que ça peut s’appliquer à tout non seulement aux startups mais à tout projet dans la vie.

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 02 min

      Tu me diras ce que t’en as pensé du livre ?

      Je vais regarder The Lean Startup en tout cas!

  • Zalyé Veillé
    19 mars 2015 at 16 h 35 min

    J’adore cet article ! C’est drôle … je me reconnais en toi haha ! Je suis de nature ultra pessimiste, à envisager le pire … mais visiblement ça n’a pas l’air d’être un mal de penser ainsi.

    J’aime la fin de ton article « Est-ce que tu as un problème, là, maintenant, tout de suite ? » ah la la et oui on perd TROP souvent du temps à penser aux problèmes que l’on a pas !

    Quand je me rend compte que je vois tout en noir … je relativise en regardant ce que j’ai autour de moi et là je me dis et oui tu en as de la chance finalement ta vie n’est pas si catastrophique haha 🙂

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 01 min

      Exactement ! Jusqu’ici tout va bien 🙂

  • Kimounette Kimy Kimette
    19 mars 2015 at 16 h 43 min

    « Se focaliser sur ses buts plutôt que sur le cheminement est le chemin le plus rapide vers l’échec. »
    Ca me parle carrément. J’ai repris mes études il y a 3 ans, avec l’objectif de devenir instit. Le but c’était licence puis Master 1+ concours d’un coup. Mais mais mais…j’ai un gosse, un travail, des loisirs, une famille, des amis, une vie quoi, à côté. Réussir d’un coup ça signifiait presque me rendre malade de travail et mettre de côté tout le reste. Donc, j’ai toujours mon objectif, objectif concours de prof, mais sans date fixe. Je fais du mieux que je peux, en fonction de ma vie, de ce que je suis, de mes limites. Je continue mes études, je porte un autre enfant, tranquilou. Mon objectif est toujours bien présent et je suis absolument convaincue que j’y arriverai. Du coup la devise qui accompagne bien tout ça pourrait aussi être  » Trust the timing of your life ».

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 01 min

      Bonne devise, je valide totalement 🙂

  • Marie
    20 mars 2015 at 18 h 10 min

    Je suis en train de le lire 😉 Sinon au sujet de la fameuse ascension de l’Everest en 96, le bouquin de Krakauer « Into the void », bien connu des alpinistes, est un véritable page turner : tu le commences un soir, tu fais une nuit blanche.

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 00 min

      Je vais me l’acheter!!

  • élodie
    24 mars 2015 at 12 h 41 min

    J’ai tendance à pencher du côté positif de la force, en revanche parfois tout m’échappe et j’ai l’impression de crouler sous les impératifs, les choses à ne pas oublier, les problèmes à régler. Et alors, je suffoque.

    Dans ces cas là j’essaye « d’embrasser mes peurs ». Pour ce faire j’utilise une méthode simple que j’ai tirée du livre « hapiness project » de Gretchen Rubin, que tu recommandais il y a quelques semaines. Je fais une liste des choses négatives, celles qui m’oppressent, celles que je pense devoir régler…
    Souvent, en couchant ces craintes sur papier, je m’aperçois que la liste n’est pas aussi longue que je le pensais. Ça allège le poids sur mes épaules.
    Ensuite, je rayes les choses qu’il ne m’appartient pas de régler ou pour lesquelles je ne peux pas trouver de solution. J’apprends à les accepter comme telles.
    Enfin, je mets en place un plan d’action pour ce qu’il reste, les choses que je peux régler ou faire évoluer.

    Un approche stratégique et systémique qui me permet de ne pas me laisser submerger.

    • Camille
      24 mars 2015 at 23 h 01 min

      C’est très malin comme façon de faire. Tu peux aussi les écrire le soir et jeter le papier le matin sans le relire, ça libère 🙂

    • Jean Baptiste MAC LUCKIE
      26 mars 2015 at 14 h 08 min

      Je n’ai pas encore lu Happiness Project, mais cette approche me rappelle beaucoup la philosophie stoicienne 🙂

  • Cathy
    25 mars 2015 at 10 h 31 min

    J’ai acheté ce livre pour le lire sur mon Kindle suite à mon article et je le trouve en effet génial ! J’aime beaucoup cette approche, loin des « quand on veut on peut » ou « pensez positif et tout vous réussira » 🙂

    Merci pour la recommendation !

    • Camille
      26 mars 2015 at 16 h 58 min

      Ravie que ça te plaise!

  • Alice
    1 avril 2015 at 21 h 00 min

    Je suis fascinée par ce genre de bouquins, quand j’en lis je me dis « mais c’est ben sûr » ! et une fois fini je retiens ce que je retiens et finalement ça peut mener à des effets négatifs comme ceux dont tu parles. Le livre dont tu parles m’intéresse beaucoup, est-ce qu’il existe traduit en français?

    • Camille
      3 avril 2015 at 13 h 11 min

      Malheureusement non, il n’est pas traduit pour l’instant 🙁

  • Devenir antifragile | Mange Tes Légumes
    15 septembre 2015 at 8 h 00 min

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