background header
Développement personnel Lectures Lifestyle Santé

Devenir antifragile

Depuis la lecture de The Antidote, je m’intéresse de plus en plus au stoïcisme & à ses différents courants.

4d7da6bae7cd088312e606e223ae1f7a

J’ai traversé des épreuves difficiles ces derniers mois et j’en suis sortie vraiment différente. J’ai grandi, muri et appris plus sur moi en 6 mois qu’en 10 ans. Et j’ai pris conscience d’ une constante : pour chaque drame que je traverse, je suis en quête de sens. Je cherche à comprendre quel message l’univers cherche à m’envoyer, et ce que je peux changer ou faire évoluer pour que ça ne se reproduise plus.

Le concept qui fait vraiment écho à ma pensée, c’est l’ouvrage « Antifragile : les bienfaits du désordre » du philosophe et économiste américain Nassim Taleb dont je vous parlais déjà en août dernier. Il y explique qu’un système antifragile est un système qui se renforce et évolue positivement grâce aux problèmes & au chaos (en gros « tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort »).

Dans son ouvrage, Taleb distingue 4 types de système :

  • le système fragile qui se brise en cas d’attaque
  • le système robuste qui ne brise pas en cas d’attaque
  • le système résilient qui plie puis retrouve sa forme d’origine en cas d’attaque
  • le système antifragile qui se renforce en cas d’attaque

Je trouve ça hyper intéressant, de percevoir la possibilité d’apprendre au travers de l’adversité, et de devenir une meilleure personne grâce aux éventuelles catastrophes que l’on peut rencontrer.

Voici donc les mécanismes de mon système antifragile :

Avoir des bases de vie solides

C’est à dire avoir des points d’ancrage, et en avoir le plus possible. Une famille aimante, des amis présents, une bonne hygiène de vie, du sport de façon régulière… Avoir ce socle aide à traverser les coups durs, à surmonter les obstacles et à ne pas tomber dans la dépression.

Apprendre le détachement

Au fond on a très peu de contrôle sur les évènements que nous rencontrons. La seule variable que nous contrôlons c’est notre manière de réagir. Donc j’apprends la patience & le détachement, chaque jour.

Embrasser l’échec

Ne pas avoir peur de faire des erreurs. Au contraire, essayer d’en faire un maximum. Car lorsqu’on se trompe, on apprend. Du coup j’essaie d’en faire un maximum pour devenir la personne la plus sage que j’ai jamais rencontré 😉

Dire non aux compromis

Parce que c’est se mentir à soi-même. Il faut essayer de donner le meilleur de soi dans tout, et sans demi-mesure.

Être persévérant(e)

Echouer, se planter, s’entendre dire non, recommencer. Si la porte est fermée, il y a toujours une fenêtre ouverte, alors j’insiste jusqu’à ce que ça marche. Et si ça marche pas, je recommence.

« We have it within us to be the type of people who try to get things done, try with everything we’ve got and, whatever verdict comes in, are ready to accept it instantly and move on to whatever is next. »

Ryan HolidayThe Obstacle Is The Way

Commentaires

commentaires

Vous aimerez aussi...

  • Ma fine bouche
    15 septembre 2015 at 9 h 40 min

    C’est un bon moyen d’être optimiste, même dans les moments difficiles. Je plussoie.

  • élodie
    15 septembre 2015 at 10 h 27 min

    « move on to whatever is next » le plus difficile c’est souvent ça.

    avoir un objectif en ligne de mire, en faire une raison de se lever le matin, de se coucher tard le soir, échouer et trouver la force d’avancer vers la prochaine étape…
    J’ai parfois du mal à trouver la voie à suivre ensuite, à me fixer de nouveaux objectifs, à ne pas m’appesantir sur un échec.

    C’est quoi la prochaine étape, c’est quoi le prochain enjeux.

    Dans ce moment là comme tu dis c’est bien d’avoir des bases solides, et de se souvenir que la vie ce n’est pas juste cocher des objectifs sur un to do list.

    Il y a le reste aussi, et c’est bien plus important que quelques échecs sur la route.

    et comme on dit :

    « 100% des gagnants on tenté leur chance »

    Donc on continue de tenter sa chance, peu importe les échecs qu’on devra endurer sur le chemin.

    • Camille
      15 septembre 2015 at 15 h 32 min

      Exactement, il faut tenter et voir l’échec comme une opportunité d’apprendre !

  • Etyrlin
    15 septembre 2015 at 11 h 02 min

    Je partage tout à fait cet état d’esprit, pour être passé par plusieurs phases difficiles pendant deux ans. Se répéter en boucle que l’on apprend de ses échecs, que tout arrive pour une raison, et qu’il ne faut cesser de croire en soi et s’améliorer. Aujourd’hui la seule question que je me pose chaque matin c’est : comment être meilleur qu’hier ? « Be better than yesterday ». Et ça change tout ! Joli article mamzelle Camille, et bonnes révisions !

    • Camille
      15 septembre 2015 at 15 h 32 min

      Merci beaucoup 😉

  • Audrey
    15 septembre 2015 at 11 h 32 min

    Oh oui les moments difficiles t’apprennent tellement sur toi. Tu sais que je sais ce que tu veux dire 🙂 Je doute en être encore à l’anti-fragile. J’ai fait un stop au résilient, c’est déjà pas mal mais je continue de travailler hein! Merci pour ces pensées!

    • Camille
      15 septembre 2015 at 15 h 32 min

      <3 toi !

  • Cynthia Guilbert
    15 septembre 2015 at 16 h 07 min

    J’aime beaucoup ton article. Je suis très loin d’être antifragile et je ne suis pas sure de le devenir un jour. Je crois que ça dépend du caractère de chacun. J’ai tendance à prendre les choses beaucoup trop à coeur. Parfois j’essaye de prendre sur moi et de ne rien montrer devant les autres mais intérieurement ça me ronge.
    Peut-être qu’on devient plus forte et qu’on apprend à relativiser et justement être antifragile lorsque l’on devient maman ;o)

  • Raphaelle Dreyfus
    15 septembre 2015 at 16 h 18 min

    Cette année, apres avoir vécu un déces d’un être cher, une rupture, problemes de santé et attentat, tout ca me parle beaucoup et je suis completement d’accord surtout sur le détachement de tout ce qui est indépendant de nous.

  • Cécile Mahé
    16 septembre 2015 at 1 h 53 min

    Super intéressant! Je crois que je suis plutôt sur le mode résilient: ça chahute un peu en cas de coup dur, mais j’avance. Ce qui m’aide, c’est de toujours écouter la petite voie intérieure qui dit, allez y aura des jours meilleurs, faut continuer à avancer. Pour persévérer, il faut se fixer des objectifs, savoir quelle est notre envie/ ambition/ mission je ne sais pas trop comment définir ça, mais la flamme qui porte en avant, celle qui brûle en chacun de nous.