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Comptes-rendu de courses Sport

Compte-rendu de course : Odlo Crystal Run

Je me souviens avoir rêvé en regardant les photos de la Crystal Run l’an dernier. L’ambiance avait l’air dingue, le parcours plutôt roulant et il y avait de la raclette au ravito. Je m’étais promis d’essayer de la faire l’année suivante si j’étais dispo, et par un joyeux hasard de calendrier, j’étais à Paris dimanche dernier !

Sans aucune préparation spécifique sur 10k, je ne m’attendais vraiment pas à briller. Mes sorties en ce moment sont longues et je ne les fais pas vraiment dans la bonne humeur. C’est probablement la faute au froid du Pas-de-Calais et à mon manque de régularité en 2016, mais je sens que je n’ai pas de jambes ni de cardio en ce moment, et je me rassure en me disant que le marathon est encore loin (AHAH non, c’est dans 2 mois meuf).

Bref, quelques jours avant la course, j’annonce à Quentin (mon coach) que je voudrais faire 50 minutes. Il me prévient : au vu de mes dernières sorties, ça s’annonce compliqué. J’ai eu beaucoup de mal à tenir mes 3 blocs d’allure de 15mn à 5mn/kilomètre le dimanche précédent, donc je ne vois pas très bien comment je vais tenir pendant 10 bornes à cette même allure. Au pire je me dis que ça me fera une petite sortie sympa et qu’au moins, je pourrais courir avec des gens pour changer de mes petits bois arrageois.

Le retrait de dossard & l’avant-course

Le retrait de dossard à l’Intersport rue de Rivoli se fait super rapidement, mon pack contient un petit bandeau blanc et un dossard. Si certains râleront de la légèreté du pack, personnellement j’apprécie de ne pas être inondée de goodies en plastique ou de liquide vaisselle. Je viens pour courir, pas pour ouvrir une pochette surprise.

Je profite de ma journée pour me balader un peu partout dans Paris, et je mange une tortilla avec des légumes la veille de la course. C’est clairement mon nouveau repas pré-course à partir de maintenant.

La Odlo Crystal Run

On se lève le dimanche matin vers 8h avec Norbert. Le départ de la course est autour de 10h30 ce qui est très appréciable pour les gens qui aiment dormir, comme moi. Je mange une banane, boit un café et en sortant du lit je réalise qu’il fait SUPER FROID.

Bon je suis déjà frileuse en règle générale, mais quand je suis frigorifiée alors que je suis encore dans l’appartement, c’est jamais bon signe. J’ai d’ailleurs un souvenir tenace de la We Run Rome où j’avais mis plusieurs heures après la course à me réchauffer et où j’avais cru perdre l’usage de quelques orteils.

Bref, je m’habille très chaudement : sous couche, sweat à capuche, et coupe-vent par dessus. J’enfile ma doudoune et mes après-ski et je jette mes runnings dans mon sac à dos.

Dans le métro je vois très peu de coureurs, on est plutôt surpris mais on se dit qu’on est peut-être très en retard… Au final, on arrive au village où on tombe tout de suite sur Christelle et Mehdi sous l’igloo. Toujours cool de croiser des copines avant une course, et ils m’annoncent être en SAS 51 minutes, où je prévoyais de m’incruster… Mon plan de tenir 10k en 50 minutes se précise, c’est rassurant.

Je pars faire pipi, enfile mes runnings, laisse ma doudoune et mes après-skis à Norbert qui aura été le meilleur accompagnateur dont une fille puisse rêver ce matin là. Au moment de rentrer dans le SAS je réalise que je suis beaucoup trop couverte. Je retrouve Norbert et je lui file mon sweat à capuche. C’est là que je fais ma première erreur : en me rhabillant j’enfile mon coupe-vent, je mets ensuite mes gants et ma montre par dessus le tout. Et je garde mon bonnet.

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Mes copains de SAS

Je retrouve Christelle et Mehdi dans le SAS et on s’échauffe un peu. Très rapidement, le départ est lancé sous les canons à neige !

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Je pars un peu vite mais très bonne surprise : j’ai les jambes et je peux tenir autour de 4:50mn/km sans forcer. Olalala je suis la plus heureuse à ce moment là. Je fais donc 2 kilomètres à bonne allure, avant de réaliser que j’ai vraiment trop chaud. Je crève de chaud sous mon coupe-vent et mon bonnet.

Forcément je me déteste un peu : ça fait 3 ans que je cours plus ou moins régulièrement, donc tu pourrais penser qu’au bout d’un moment, je saurais me connaître suffisamment pour savoir que je chauffe vite. MAIS NON.

Donc je m’arrête au bord de la route pour me déshabiller, je perds une bonne minute à retirer ma montre, mes gants, mon coupe-vent, sortir mon téléphone de ma poche puis tout remettre. Bref, c’est ce qu’on appelle une bonne erreur de débutant. Je relance pour retrouver mes allures mais je sais que c’est mort pour les 48 minutes à ce moment là.

Le reste de la course se déroule bien. Pour une fois, il n’y a pas de monde, et on peut évoluer tranquillement sans se foncer dedans ou sans slalomer. Je maintiens mon allure entre 4:50 et 5:00 sans morfler et je fais des checks aux bonhommes de neige et aux yétis.

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jpp de rire en regardant cette photo. #bébéjoufflu

 

Arrivée à mi-parcours : je sais maintenant qu’on part dans le dur avec les tunnels qui m’avaient traumatisé lors de la dernière édition du 10km Paris Centre. Je me dis que ça me fait une bonne prépa pour le marathon, et je passe les premiers tunnels avec beaucoup plus de facilité qu’en octobre dernier.

Au ravito je prévoyais juste de boire un peu d’eau quand une bénévole me dit qu’il y a du chocolat quelques mètres plus loin. Bon bha chrono foutu pour foutu, autant en profiter donc je m’arrête pour manger un peu et je repars en rigolant toute seule (l’euphorie du chocolat sans doute).

Vers le 7ème, je m’arrête pour faire un hug à un copain au bord du prcours puis je repars. Là je me dis que vraiment faut que je trace un peu si je veux pas arriver à 51 donc je ré-accélère juste après avoir vu Norbert au bord de la route et avoir encouragé Christelle qui m’impressionne par sa volonté.

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Je fais des coeurs avec les doigts à Norbert

J’irai aussi vite que possible jusqu’à la ligne d’arrivée. On s’encourage avec un autre coureur juste avant la montée qui nous fera quitter les quais. On en chie mais on a le sourire !

Finalement je passerai la ligne en 50:12 au chrono officiel. Et mine de rien, je suis rassurée parce que je vois que mon entrainement va être payant, il suffit juste que je sois un peu plus organisée et concentrée sur les prochaines courses !

À mon sens, la course manquait un peu d’ambiance et le dernier tunnel sous les Tuileries a été un vrai calvaire. J’essaie de me dire que c’est toujours cool de pouvoir courir dans Paris malgré tout ce qui s’est passé ces derniers mois, mais ça devient très ennuyeux cette histoire de tunnel. En revanche l’organisation était irréprochable et j’ai quand même adoré pouvoir courir tranquillement dans Paris un dimanche matin !

Très impatiente de faire une prochaine course en tout cas. Promis je serai plus concentrée !

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  • Ça fait 3 ans que je cours l’hiver à Montréal, trois ans que, systématiquement, j’ai trop chaud au 2eme kilo, alors que je sais pertinemment que je vais avoir trop chaud quand je m’habille mais que je me dis que ouais mais non, là il fait vraiment plus froid que d’habitude. ^^Je crois que la seule fois où j’ai eu froid en courant, c’était pendant mon semi d’il y a 2 ans, en plein février, à -25°C (ce qui était une stupidité, d’ailleurs, ce ne sont vraiment pas des conditions ni agréables ni même très safe je crois, pour courir). Enfin bref. Et puis oui, la prépa marathon, on s’en rend rarement compte sur le moment parce que c’est long-pénible-parfois difficile, mais ça paie vraiment et pas que pour finir le marathon – et ça remonte un peu le moral, je trouve, de boucler des petites courses facilement alors qu’on en chie en parallèle sur la prépa !

  • Ahahah merci tu me rassures !